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De Dieppe à la Baie de Somme |
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| De la Belle Époque jusqu’aux Années
Folles, c’est aux carreaux de céramique en faïence ou en grès, que la
plupart des maisons confient leur message inaltérable : « Jnek
: Sa » (Je n’ai que ça), « San Phe Pah »
(S’en fait pas), « Sans Façon », « Ça nous
va »…
De Dieppe à la Baie de Somme, principalement au Tréport, Mers-les-Bains et Ault, les hommes ont écrit sur leurs maisons qu’ils croyaient au bonheur : « Mon plaisir », « Mon Rêve », « Joli Brise », « Bon souvenir ». La vogue souffle de Paris, attisée par les grandes
expositions universelles de 1878, 1889, et 1900, et gagne les villas
oisives et balnéaires de la Manche, en Flandres, en Picardie, en
Normandie et jusque dans le Bordelais. Des équipes de peintres sont
mises à disposition des clients dans chaque spécialité : paysages,
marine, fleurs, animaux, trophées, nature morte. Plusieurs techniques s’offraient aux peintres : peinture au pinceau et au poncif, pochoir pour les motifs répétitifs, aérographe pour les dégradés et les superpositions, émaux cernés ou cloisonnés, impression par décalcomanie. Au Tréport, c’est principalement dans le Quartier des Pêcheurs, « Les Cordiers » que l’on retrouve le plus de maisons décorées de plaque en céramique. Extrait du Livre de Luc GIRARD « Confidences sur Céramiques » en vente à l’Office du Tourisme |
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